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Petit à petit, Domaine Bonneblond reprend vie. Les hébergements sont encore en mode repos, les animaux sortent de leur sommeil hivernal et nous avons tous pris un peu de vacances. Mais maintenant que le soleil se montre plus longtemps chaque jour et que les températures montent, quelque chose commence à frémir.

Le potager a connu sa toute première saison l’année dernière. Là où, les années précédentes, deux cochons utilisaient la terre comme leur maison, se trouve maintenant un lieu pour les légumes, les fruits, les herbes aromatiques et des millions d’insectes qui y trouvent leur chemin.

En regardant en arrière sur cette première année au potager, je ne peux pas me plaindre. Les haricots, les fraises et les courgettes ont poussé abondamment. Le soir, pendant que j’écoute en arrière plan l’ambiance conviviale dans la cour, j’arrose les plantes. Il ne se passe pas une soirée sans que des animaux viennent me rejoindre. Au crépuscule, les chauves souris volent juste au dessus du jardin et les hérissons profitent aussi de ce moment pour chercher des insectes entre mes légumes. La biodiversité y prospère.

Pourtant, cet été, je n’ai presque pas eu de temps pour le jardin. Mon aide était nécessaire pour le ménage et dans la cuisine. Et comme il fallait bien que quelqu’un s’en charge, je m’y suis entièrement consacrée.

Cette saison sera différente. Tout mon temps sera consacré à notre concept farm to table. Cela signifie qu’un vrai plan doit être établi. Un plan pour les légumes, les fruits et les herbes qui nourriront nos hôtes l’année prochaine. Je fais aussi beaucoup de recherches sur différentes fleurs, afin de décorer les deux mariages qui arrivent.

Je fais des croquis, je visualise et je réalise des dessins. Plus tard, je me rends compte que j’ai besoin de plus d’espace, alors je demande à Midas d’enlever la haie de mûres qui traverse le jardin. Arno passe avec sa fraiseuse et retourne toute la terre. C’est quelque chose que je voulais éviter au départ. Utiliser des machines lourdes et perturber le sol n’est pas la façon dont je souhaite travailler. Mais parfois il faut aussi faire certaines choses pour bien commencer, alors nous avons choisi cette solution.

 

 

 

 

 

 

Semer dans la serre

Cette année, j’utilise enfin ma serre nouvellement construite. Plusieurs personnes me donnent des graines et des tables de semis, et avec mes parents je construis une table de rempotage extra haute. Ces dernières semaines, c’est là que vous pouvez me trouver. Les semis sortent de terre à toute vitesse et on dirait presque qu’ils sentent qu’ils ont une belle destination, car la germination est bien meilleure que l’année dernière, quand j’avais dispersé mes semis un peu partout sur le domaine derrière des vitres.

Il y aura dix planches de potager, trois massifs de plantes et de fleurs, et derrière la serre je travaille dur à la création d’un champ de potirons, avec des capucines, du sarrasin et des tournesols. L’espace supplémentaire que nous avons ajouté cette année est important, mais il permet aussi d’introduire des variétés plus originales. Et c’est quelque chose que vous retrouverez, je l’espère, dans votre assiette.