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Ce corps a un jour reçu le nom d’Eva Sophie Wolkorte haha, un concept que j’ai découvert plus tard en Inde. J’ai toujours porté en moi une forte force de vie et une profonde intuition, et d’une manière ou d’une autre, j’ai continué à suivre ce courant intérieur. Il m’a guidée vers des lieux et des expériences extraordinaires : vivre à Shanghai, Berlin et Amsterdam, avancer dans la vie avec curiosité, ambition et le cœur ouvert.

Jusqu’au moment où la combinaison d’une carrière dans le monde de l’entreprise et d’une relation est devenue un tournant indéniable. À cette époque, je ne savais pas encore comment écouter réellement mon corps. Je n’avais pas appris à respecter mes limites, ni à reconnaître ce qui — ou qui — drainait silencieusement mon énergie. Je suis une people pleaser née. Toujours dire oui. Aux personnes. Aux opportunités. Aux lieux. De l’extérieur, tout semblait facile et accompli. À l’intérieur, je perdais lentement le contact avec mon propre ressenti. Je travaillais dur. Je restais occupée. Mes moments de joie s’accompagnaient de café, de cigarettes et de soirées adoucies par le vin.

Agitée, sans vraiment comprendre pourquoi.

Pendant mes études à Berlin, le yoga est entré dans ma vie, durant la période du covid, lorsque les journées se déroulaient entre les mêmes quatre murs et la même énergie stagnante. Chaque fois que je montais sur le tapis ou que je m’asseyais dans le silence, j’avais l’impression que quelque chose d’invisible me soulevait doucement. Créant de l’espace. De la légèreté. De l’espace pour le souffle. Ce que je ne réalisais pas encore, c’est combien de couches commençaient à s’ouvrir. Comme un oignon.

Même avec le yoga, je suis restée dans des situations qui ne me nourrissaient pas vraiment. Et puis, presque miraculeusement, le camping est apparu sur notre chemin. Une opportunité à la fois inattendue et parfaitement juste. Jusqu’à aujourd’hui, l’entrepreneuriat reste le plus grand miroir de ma vie. Le yoga est devenu mon ancre. Sur le tapis, j’ai l’impression de rentrer à la maison. Un mois de vie et d’étude dans une shala de yoga à Rishikesh, en Inde, a inspiré le rythme de la vie.

De nouveaux rituels ont imprégné mes journées : le travail du souffle, l’alimentation consciente, le silence et les kriyas. Un kriya est une pratique yogique guidée qui utilise le souffle, le mouvement, le son et la concentration pour faire évoluer ton énergie et ton état d’esprit. Mes cinq sens se sont lentement réveillés. J’ai commencé à réellement goûter ce que je mangeais. (Du chocolat avec des conservateurs ? Non merci !) Je suis devenue plus sélective avec mon énergie, mon temps et mes choix. Plus de oui inconscients. Plus de café, d’alcool ni de cigarettes. Non par contrainte, mais par clarté.

Le kundalini est arrivé un peu plus tard. Là où le yoga m’a aidée à atterrir dans mon corps, le kundalini m’a activée de l’intérieur. Il touche ma forme physique, mon paysage émotionnel, mon champ énergétique et ma conscience. Les anciens schémas s’adoucissent. La peur se dissout lentement dans la confiance. Je trouve le courage de faire des choix que j’avais autrefois repoussés. Je me sens profondément reliée à mon corps et à quelque chose de bien plus grand.

Au début de cette année, l’appel de suivre une formation de professeure de kundalini est apparu. Et puis, comme si tout était divinement synchronisé, le kundalini est littéralement apparu sur notre chemin. Au camping, une invitée, Joy, nous a proposé de partager sa pratique avec nous. Un cadeau de l’univers. Après sa séance, ma curiosité a grandi. Physiquement. Mentalement. Spirituellement.

Tout au long de ce voyage, j’ai grandi d’une manière que je n’aurais jamais pu imaginer. Je suis devenue plus douce, et en même temps plus souveraine. Je me tiens fermement dans ma propre énergie. J’écoute maintenant mon intuition. Le yoga et le kundalini m’ont rapprochée de mon essence. Ils m’ont ancrée. Ont éveillé mon feu intérieur. Ont ouvert de l’espace pour la créativité et la confiance. Je me sens plus confiante. Plus disciplinée. Plus alignée. Plus enracinée.

La raison pour laquelle j’aime tant partager ce travail avec les autres est simple et sacrée : j’ai vu ce qui devient possible lorsque nous nous reconnectons à nos roues intérieures. Dans mes cours, je crée un espace raffiné, sûr et accueillant où rien n’a besoin d’être accompli et où tout peut se déployer. Il est profondément émouvant de voir les personnes s’adoucir, s’ouvrir, lâcher prise et redécouvrir des parts d’elles-mêmes qu’elles avaient oubliées. Les conversations qui naissent après la pratique, parfois accompagnées d’un tirage de cartes, ressemblent à des moments de cérémonie silencieuse. De petits portails de magie.

Et c’est précisément cette magie que j’aime tant partager avec nos invités. En partageant, j’espère soutenir les autres sur leur propre chemin de croissance, de guérison et de vie consciente. Chaque fois, je suis touchée par la beauté et la pureté de ce déploiement, pour chaque personne, à sa manière.

Disclaimer

Le kundalini est l’éveil de l’énergie vitale à travers les sept chakras, décrits comme des roues énergétiques dans le corps. Bien que cette pratique se soit répandue dans le monde entier ces dernières années, elle est souvent présentée d’une manière qui ne reflète plus sa véritable nature.

"Ces vidéos sont du théâtre", disait un jour notre professeur en Inde, en dessinant au tableau. En ligne, circulent des images de personnes en convulsions, hyperventilant ou réagissant de manière dramatique. Ces expressions sont très éloignées de la réalité vécue de la pratique. Le kundalini ne s’éveille pas complètement en une seule séance. Pour beaucoup, il se déploie progressivement, parfois sur plusieurs années.

Lorsque le corps bouge, cela est souvent ressenti comme une vague douce et subtile le long de la colonne vertébrale. Rien d’explosif. Rien qui ressemble aux images sensationnelles partagées en ligne. Le kundalini est puissant, et c’est une méthode sûre et bien ancrée lorsqu’elle est pratiquée avec soin. Le souffle devient progressivement plus ample. L’énergie s’ouvre doucement, comme la lumière qui réapparaît après le passage d’un nuage.